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Compte-rendu de la consultation du 24 Février par Sud-Ouest et quelques précisions de B. Durand

Des précisions apportées par B Durand :

– Il a été dit par Monsieur le Préfet que cette centrale produirait 80 % du temps, ce qui est à peu près exact. Mais il lui aurait aussi fallu rappeler, ce qui était pourtant essentiel à dire, que la production des centrales éoliennes est extrêmement variable, et cela de façon souvent brutale, en fonction de la vitesse du vent, et donc de la météo.  Il y a des périodes de production insignifiante et même nulle et des périodes de production excessive imposant parfois de mettre les éoliennes en drapeau pour éviter la casse. La figure de la fiche 12 que vous pouvez retrouver à partir des fiches en pièce jointe montre ce phénomène, que l’on appelle intermittence.

Cet oubli est très regrettable, car une information plus complète aurait permis aux personnes présentes de réaliser qu’il est impossible d’utiliser le courant de ces centrales directement, parce qu’il y en a la plupart du temps trop peu ou trop et que ces fluctuations rapides, brutales et erratiques sont incompatibles avec les besoins du consommateur et pourraient même être très dommageables pour ses installations électriques.

C’est pourquoi il est nécessaire de “mixer” leurs productions avec celles d’autres centrales dites de soutien ou de back-up, qui peuvent produire à la demande et non en fonction de la météo, pour corriger ces irrégularités. Ce sont en France surtout des centrales nucléaires ou hydrauliques, en Allemagne surtout des centrales à charbon.

Ces centrales sont donc indispensables aux centrales éoliennes. Les centrales éoliennes ne pourront donc jamais à elles seules supprimer les réacteurs nucléaires (voir fiche 21), comme veut le penser Monsieur Biteau. Pour supprimer des réacteurs nucléaires, et accompagner le développement de l’éolien et du solaire, les Allemands ont dû les remplacer par des centrales à charbon, et cela en plus grand nombre que les réacteurs nucléaires qu’ils ont fermés. Est-ce vraiment un progrès, quand on voit les dégâts et la mortalité provoqués par les centrales à charbon chinoises, et même allemandes (y compris chez leurs voisins dont la France, car la pollution atmosphérique comme le vent, n’a pas de frontières). Et, contrairemnt à nous, ils ont d’importantes réserves de charbon (essentiellement du lignite, le plus polluant des charbons),  qu’ils utilisent actuellement pour cela.

– D’autre part, il faut un très grand nombre de centrales éoliennes pour produire une même quantité d’électricité que les centrales nucléaires. La centrale du Blayais (Braud-et-Saint-Louis) met en une année sur le réseau électrique dans l’année environ 25 fois plus d’électricité que ne pourrait faire la centrale éolienne d’Oléron. Pour produire la même quantité d’électricité que le Blayais, il faudrait recouvrir les deux rives de la Gironde d’éoliennes géantes sur 10 km de profondeur, rendant d’ailleurs inhabitable toute cette région pour des raisons de sécurité, tout en produisant comme dit ci-dessus une électricité inutilisable en l’état. Ou bien construire en mer 25 centrales éoliennes en mer identiques à celle d’Oléron, occupant 2500 km2 du domaine maritime à proximité des côtes, au détriment en particulier des pêcheurs.

Cet énorme besoin d’espace nécessaire à l’éolien a bien évidement pour conséquence d’importantes destructions de l’environnement, mais aussi des conflits d’usages du sol ou de la mer, suscitant des réactions de plus ne plus vives des riverains, comme on le voit par exemple dans le Nord du département, où les associations de défense se multiplient en ce moment pour essayer d’endiguer les assauts à la hussarde des promoteurs (un sujet intéressant de reportage?). Et ce projet d’Oléron n’est-il d’ailleurs pas le précurseur d’une occupation croissante de nos côtes par des centrales éoliennes en mer. Et ce n’est pas notre Préfet, malgré son souci du bien public, qui pourra endiguer le déferlement de ce que certains appellent maintenant le capitalisme vert, si ce projet d’Oléron voit le jour, pas plus qu’il n’y est arrivé dans le Nord du département.

– La question du prix n’a pas été débattue, elle est pourtant également essentielle: vous trouverez dans les fiches en pièce jointe ainsi que dans le dossier, “une centrale éolienne en mer près d’Oléron, cela en vaut-il la peine ?”  figurant sur le site www.eolien.oleron.natvert.fr, des indications sur ce point. En résumé, en l’état actuel, il faut s’attendre à une production très coûteuse (de l’ordre de 8 fois le prix de l’électricité sur le marché de gros), qu’il faudra donc subventionner par une taxe importante sur nos factures d’électricité , appelée contribution au service public de l’électricité (CSPE). Mais il faut aussi bien comprendre que même si ce prix baisse avec le temps, le prix de l’électricité pour les ménages augmentera quand même, car comme dit plus haut, on est obligé de disposer de centrales de soutien pour faire fonctionner l’éolien. Il faut aussi des lignes à haute tension supplémentaires, on le voit bien avec la ligne à haute tension qui traverserait la presqu’île d’Arvert. Tout cela a un coût, et en Europe le coût de l’électricité pour les ménages a augmenté proportionnellemnt au développement de l’éolien (et du solaire photovoltaïque, pour les mêmes raisons). Le coût en Allemagne pour les ménages est maintenant le double de ce qu’il est en France ( voir fiche 18) !

Tant que ces faits ne seront pas connus du grand public, il ne pourra pas faire de choix en conscience. Vouloir les cacher serait un déni de démocratie. La réunion du 27 les a occultés, faute de débat. Il faut donc nous en remettre aux médias pour le faire, en espérant que tout comme vous, ils fassent preuve d’objectivité.

Réunion publique d’information organisée par les services de l’Etat le 24 Février

La réunion présidée par Monsieur le Préfet a permis d’obtenir quelques précisions sur le futur cahier des charges, notamment en ce qui concerne le raccordement au réseau.

La zone retenue fait 120 km2, le parc éolien devrait en occuper les trois quarts. On est toujours sur 80 éoliennes hauteur en bout de pale 250 m, dont 30 mètres sous l’eau.

L’appel d’offres définitif devrait intervenir cet été. Le candidat retenu sera choisi au premier semestre 2018.

Les études de levée de risques financées par l’Etat et de l’aveu même de M. Le Préfet surtout concentrées sur les aspects économiques du projet devraient durer un an.  Le pétitionnaire devra démontrer comment il prend en compte ces risques, économiques et environnementaux, et quelles mesures ERC (éviter-réduire-compenser) il proposera …

C’est le Conseil de Gestion du Parc Naturel Marin qui aura droit de véto par un Avis Conforme, probablement avant l’enquête publique.

Emplacement retenu et distances à la côte
Caractéristiques des deux lignes THT enterrées
Source RTE

La puissance maximale produite de 500 MW demandera deux lignes THT qui seront enterrées. Le coût du raccordement au réseau sera à la charge du pétitionnaire et compte tenu des distances (25 km en mer et 45 à terre) contribuera pour une part non négligeable au coût global du projet.

Au niveau de l’atterrage, deux bâtiments maçonnés enterrés de 16mx3 abriteront les opérations de raccordement des câbles immergés et enterrés.

Zone d’atterrage

Sud-Ouest a publié un très bon article que vous pouvez lire ici

 

Projet éolien d’Oléron : une parodie de consultation publique

C’est dans la plus grande discrétion que la Préfecture de région a annoncé l’ouverture d’une consultation publique le 10 février. Consultation qui se termine le 28 février avec, cerise sur le gâteau, une réunion d’information le 27 février, soit la veille de la fermeture …

Voici le communiqué de la LPO :

Non à l’éolien en zone Natura 2000 !

Chère adhérente, Cher adhérent,

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 consacre l’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale d’énergie et à 40 % de la production d’électricité en 2030. Le développement des énergies marines renouvelables participe à cet effort. Un processus d’identification de nouvelles zones propices à l’éolien en mer posé et flottant a été engagé depuis 2014 par le ministère. Cette démarche a conclu à la détermination d’une zone de 120 km² au large d’Oléron propice à l’éolien en mer posé.

Une consultation publique est ouverte sur le sujet jusqu’au 28 février 2017 pour recueillir les avis des citoyens.

Or, le texte annonçant la consultation du public laisse entendre que les données environnementales ont été prises en compte pour définir la zone soumise à consultation. Malheureusement, force est de reconnaître qu’aucune sensibilité environnementale ni aucun périmètre réglementaire n’a été retenu dans cet exercice de planification. De plus, le secteur soumis est situé en zone Natura 2000 classée au titre des Directives Habitats (zone spéciale de conservation ou ZSC) et Oiseaux (zone de protection spéciale ou ZPS).

Si la LPO est favorable au développement des énergies renouvelables locales, ces moyens de productions doivent répondre à un certain nombre de critères notamment des impacts sur la biodiversité maîtrisée. La LPO est défavorable à tout projet éolien situé en ZPS. Cette position a été validée par le Conseil d’Administration de l’association ; elle est justifiée par la présence massive d’oiseaux marins, d’oiseaux en hivernage dont les déplacements entres les espaces naturels – et en particulier entre les réserves naturelles nationales que la LPO gère – sont nombreux et constants. Un parc éolien en mer est incompatible avec la ZPS, avec les engagements de conservation pris par l’État sur ce type d’espaces, et de surcroît avec la création récente d’un Parc naturel marin. Il faut souligner d’ailleurs que l’Agence des Aires Marines Protégées a elle-même donné un avis défavorable sur ce projet éolien.

Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la façade atlantique, les Pertuis charentais permettent une concentration exceptionnelle et unique en France  d’oiseaux, tant dans les marais littoraux que sur le vaste plateau continental ?

Cette position est aussi en accord avec le schéma éolien régional de Poitou-Charentes, qui, certes, ne concerne que les milieux terrestres, mais qui pose une règle qu’il n’y a pas lieu de modifier pour les espaces marins : « Les ZPS et ZSC relèvent donc de secteurs très contraints où le développement de l’éolien apparaît inadapté… le développement éolien n’est donc pas souhaitable au sein de ces secteurs très contraints. » (Schéma régional éolien, page 55)

Enfin, il faut rappeler que cette zone n’a pas été retenue en 2009-2010 lors de l’exercice d’identification des zones proposées pour la façade atlantique, eu égard aux enjeux des sites Natura 2000. L’État a défendu cette position et a garanti l’intégrité de cette zone auprès de la Commission européenne.

Mobilisons-nous en exprimant massivement notre souhait de ne pas voir ce parc éolien créé en zone Natura 2000.
Dominique Aribert
Directrice pôle conservation LPO

Merci d’exprimer votre position sur le sujet.

Nous publierons en début de semaine un dossier “Questions- réponses” pour vous donner des éléments de réponse.

Appel d’offres Oléron : Où en sommes nous ?

Un article qui précise en quoi consiste “le dialogue concurrentiel” : lien 

Pendant que les candidats commencent à préparer leur offre, l’État finance les études de levée de risques : pour le vent auprès de Météo France, pour les fonds marins auprès du SHOM, et pour l’environnement auprès de l’Agence Française de la Biodiversité, ex Aires Marines Protégées, qui en ce qui la concerne a déjà donné un avis négatif … Les résultats devront être obtenus fin février, et les candidats n’auront plus qu’à démontrer comment ils lèvent les risques en question …

 

C’est parti …

La presse et les médias s’en sont fait largement l’écho depuis hier :

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, a annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres concernant l’éolien offshore et le site d’Oléron.

Notre ministre n’en est pas à une contradiction près. Un site industriel en plein coeur du Parc Naturel Marin, parc dont elle revendique la création, ne semble pas lui poser poser question.

Le collectif d’associations de protection de l’environnement à l’origine de ce site internet, Nature Environnement 17, Nature en Pays d’Arvert, Ré Nature Environnement, Demain les Mathes, et la LPO  sont bien décidés  à poursuivre leur travail d’information pour démontrer que le projet n’est pas aussi rose que la société WPD veut bien le laisser croire.

Revue de presse :

Une interview de Dominique Chevillon, Vice-président de la LPO  sur 20minutes.

 

 

 

Accédez au contenu de la conférence du 3 novembre 2016 : Un parc éolien près d’Oléron ?

  •  Vous pouvez télécharger la présentation :
    Conférence Un parc Éolien près d’Oléron ?

    Contenu des présentations proposées lors de la conférence.

  • Ou la consulter en ligne : unparceolienoleron.

Une centrale éolienne en mer près d’Oléron ? Cela en vaut-il la peine ?

Un dossier sur son coût, son utilité, et plus généralement sur les problèmes posés par le développement de l’éolien !
Par Bernard DURAND
Ancien directeur de l’Ecole Nationale supérieure de Géologie. Ancien président du comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE)
Les risques environnementaux que créerait l’implantation d’une centrale éolienne en mer au large de l’île d’Oléron et de la Presqu’île d’Arvert sont présentés par ailleurs dans un article intitulé « Eoliennes en mer à Oléron : risques pour l’environnement physique et pour les riverains ».
Dans ce dossier, au-delà de ces risques environnementaux, nous examinons d’autres problèmes attachés à la réalisation d’une telle centrale, coût, financement, utilité réelle etc…
A cette occasion, nous examinons aussi les problèmes généraux posés en France par le développement de l’éolien, qui ne sont que très peu abordés par les médias : ceux-ci se contentent en général de diffuser telles quelles des informations qui leurs sont fournies par les promoteurs, sans jamais faire d’enquête sur le fond.
Les problèmes créés pour les riverains, bien qu’ils soient de plus en plus prégnants, comme en témoigne le développement très rapide des associations de défense, ne sont toutefois pas traités.
Le dossier comprend 6 documents :

  •  Combien coûterait une centrale éolienne en mer à Oléron, et à qui ? Un non-sens désastreux pour les Français. 
  •  Un impôt sur la consommation qui ne veut pas dire son nom : la Contribution au service public de l’électricité (CSPE).
  •  Analyse rapide de la production et de la consommation électriques de la Région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine + Poitou-Charentes + Limousin).
  • Le plus gros handicap de l’éolien : son intermittence !
  •  Des impostures qui ont la vie très dure : La nécessité de l’éolien pour diminuer les émissions de CO2 en France, et son utilité pour fournir de l’électricité aux ménages.
  • Vouloir supprimer en France les centrales nucléaires grâce aux centrales éoliennes, aboutira en fait à les remplacer par des centrales à charbon bien plus dangereuses pour le climat et la santé.

En complément, la présentation faite le 3 novembre 2016 aux Mathes. 

Vous pouvez télécharger l’ensemble des éléments de ce dossier : 

Dossier sur les éoliennes dans le cadre du projet Oléron – Bernard Durand

Un dossier complet sur le projet de parc éolien offshore près d’Oléron, et sur les éoliennes en général par Bernard Durand.

Éoliennes en mer à Oléron = dangers pour le patrimoine naturel

Conférence-débat du 3 novembre 2016

Pierre LE GALL

Docteur es sciences, Enseignant-chercheur en Biologie Marine à la retraite

Membre du Conseil Maritime de la Façade Maritime du Sud-ouest.

 

Introduction :

L’objectif actuel du Gouvernement français est d’implanter des centrales d’éoliennes en mer, afin d’augmenter le pourcentage d’électricité d’origine durable.

Parmi les multiples risques que l’on peut d’ores et déjà envisager, c’est au titre de biologiste marin, que je vais évoquer les modifications que pourrait subir une partie du patrimoine naturel marin charentais, à savoir essentiellement les « habitats marins » du large et les mammifères marins.

Statut régional actuel : 

Le site du projet est localisé au large de l’île d’Oléron et de l’embouchure de La Gironde, et entièrement à l’intérieur du Parc Marin de l’estuaire de La Gironde et des Pertuis Charentais.

Fonctionnement général :

Les eaux superficielles de ce territoire sont celles du panache d’eau sortant de La Gironde. Le phytoplancton est la production organique primaire exploitée par des myriades de petits crustacés, puis par des poissons bleus, avant les oiseaux pélagiques et les mammifères marins. Au large des  îles charentaises se situent des zones d’hivernage très importantes au plan mondial pour de nombreux oiseaux de mer.

Les eaux profondes sont le site de phénomènes de sédimentation de matières organiques détritiques. Cette matière organique va permettre le développement de diverses espèces benthiques.

Les sédiments sont des sables fins enrichis en particules argileuses venant de l’estuaire. L’habitat benthique correspond à des zones de nurserie et de nourrissage pour plusieurs espèces de poissons (esturgeons, soles, céteaux, …), de crustacés (crevettes grises), d’annélides et de petits mollusques bivalves.

Enfin, cette région est un important lieu de passage pour des poissons migrateurs qui remontent la Gironde pour aller se reproduire en eaux douces. Les plus classiques sont les esturgeons, lamproies, aloses, saumons. Mais il y a aussi le maigre, espèce patrimoniale charentaise. Pour toutes ces espèces, l’entrée de la Gironde est repérée grâce à des odeurs et des bruits.

Les risques d’impacts sur le milieu biologique marin:

Impacts temporaires :

Remaniement des sédiments

Provoqués par l’enfoncement des pieux et les fouilles nécessaires pour  enfouir les câbles électriques, il y aura des remises en suspension massives des constituants les plus fins qui entraineront  l’étouffement d’espèces benthiques et des mortalités massives dont les activités de pêche au large d’Oléron subiront les conséquences.

Production de vibrations

Le « battage » des pieux ou encore le fonctionnement des diverses machines utilisées en immersion pour les fouilles vont être source de vibrations qui vont venir perturber tout le « système sonore » sur la zone des travaux, mais aussi sur des surfaces beaucoup plus importantes que celle du seul parc éolien. Les effets se feront sentir sur les systèmes de communication et sur le comportement des espèces sensibles telles que les mammifères marins.

Une partie non négligeable de ces vibrations diffusera au sein des couches sédimentaires. Leurs effets vont totalement modifier la structure des sédiments. Le tassement et le compactage qui en résultera auront des effets très négatifs sur les populations d’espèces fouisseuses (annélides, crustacés, bivalves). Leur disparition entrainera celles de leurs espèces prédatrices et par voie de conséquence sur l’ensemble des activités économiques qui en dépendent (pêche).

Impacts permanents :

Perturbations du transit et du dépôt des sédiments

Ce thème sera développé par Bernard DURAND

Perturbations de la production phytoplanctonique

Le phytoplancton se développe dans les volumes d’eau où il trouve à la fois les nutriments et la lumière.

Sur le site concerné, ces conditions se rencontrent normalement sur une fine couche d’eaux superficielles sortant de La Gironde. La présence des éoliennes va générer des remous importants sur toute la hauteur de la masse d’eau qui vont déstructurer les masses d’eau et dénaturer le fonctionnement du Phytoplancton. L’apparition de blooms phytoplanctoniques sera multipliée avec parfois des espèces toxiques.

Ce sera donc toute la chaine trophique marine qui sera affectée, bien au-delà des limites du parc éolien.

Perturbations vibratoires

Les pieux et les câbles traversant toute la couche liquide vont subir des frottements qui seront à l’origine de vibrations de l’eau.

Le battement des pales sera accompagné de vibrations répétitives transmises au milieu liquide par l’intermédiaire des structures sous-marines.

Les mammifères marins seront affectés car ils communiquent entre eux par des sons codés. La réception de nouveaux sons rendra impossible leur système de vie en groupe.

Ils se positionnent dans l’espace et localisent leurs proies par écholocalisation qui sera perturbée.

Les poissons et autres animaux utilisent les vibrations du milieu pour se diriger lors de leurs migrations. D’autres s’en servent pour vivre en groupes.

L’émission permanente de nouvelles vibrations présente donc de gros risques de perturbation.

Pollutions chimiques des eaux marines

L’utilisation de produits antifouling sur les structures immergées, de traitements de surface pour éviter la corrosion des métaux conduira à ce qu’unepartie des substances sera lessivée vers la mer.

Les anodes métalliques subiront une lente dissolution et libéreront leurs composants (Aluminium, métaux lourds, etc.) dans les eaux.

Les fuites d’huiles de lubrification seront sources de pollutions de surface.

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